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Dossier de la Rédaction

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Ecrans noirs : Films en projection rétro

La diffusion de longs métrages africains, tirés de la production de ces 50 dernières années, a débuté hier. C’est un des points saillants de cette 14e édition du festival Ecrans noirs, que les organisateurs ont sans doute voulu coller à l’actualité. La projection d’une vingtaine de longs métrages africains, produits tout au long du cinquantenaire qui vient de s’écouler, a commencé hier au Palais des sports de Yaoundé. Dans une des salles du complexe – au sein duquel se dresse aussi le village du festival –, le film franco-malgache « Quand les étoiles rencontrent la mer » (sorti en 1996), du réalisateur Raymond Rajaonarivelo, a ainsi été projeté, donnant le coup d’envoi de cette articulation.

L’histoire promène le spectateur dans des contrées désolées de Madagascar, déroulant l’existence assez peu banale d’un orphelin de mère qui, devenu adulte, se met à la recherche de son père, lequel a pourtant voulu le faire mourir à la naissance. Il faut dire que c’est en lui donnant la vie que sa mère est décédée. En plus, Kapila – c’est le nom du personnage principal – est né une nuit de lune voilée. Mauvais signe, selon les traditions du coin. Voilà donc le bébé condamné à passer la nuit dans un enclos à bœufs, afin que le destin décide s’il a le droit de vivre ou s’il doit finir piétiné sous les sabots des bestiaux. Le nourrisson « maudit » s’en sortira, mais avec une infirmité, un pied bot, pour ainsi dire.

Après bien des pérégrinations, Kapila, qui a grandi dans un univers de misère et de violence, est ramené vers les siens suite à sa décision de renouer avec ses racines. Il retrouve donc un environnement où sa mort fut jadis souhaitée. Les gens et les mentalités ont-ils changé ? Pas vraiment. Mais si Kapila semble tout seul face à l’hostilité, il a des ressources, un appui caché. Le film dure 1h27mn, et plonge le cinéphile dans un univers où le ton généralement ocre des paysages et un soleil bien présent peuvent finir par l’accabler. L’œuvre a aussi ce goût des choses passées dans lesquelles certains aiment bien se replonger. C’est sans doute une des visées des promoteurs du festival.

Ce retour par projections interposées sur 50 ans de cinéma africain se poursuit jusqu’à la fin du festival. Selon le programme, des films sont prévus jusqu’à demain mercredi au Palais des sports, puis à la Cnps et au Centre culturel espagnol vendredi, et enfin samedi au Centre culturel français et encore à la Cnps.

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