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Dossier de la Rédaction

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Grands projets miniers : Le lent décollage…

Index de l'article
Grands projets miniers : Le lent décollage…
Cobalt/Nickel de Lomié : La longue attente
Bauxite de Minim, Martap et Ngaoundal : Infrastructures, le goulot d’étranglement
Fer de Mbalam : Après le drame, on avance
Diamond Project Taking Shape
Or : le système D., en attendant l’industrialisation
Badel Ndanga Ndinga : «Les projets miniers nécessitent des moyens financiers énormes»
Money is the Real Issue
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Le Cameroun  est un scandale géologique. De nombreux experts s’accordent, en effet, sur le potentiel du sous-sol camerounais. Et  pendant longtemps l’idée a circulé  au point où on a tous fini par y croire. Du reste, au cours de la dernière décennie singulièrement, des découvertes parfois de classe mondiale, sont mises en évidence au Cameroun (bauxite, rutile, nickel et cobalt) et dans une moindre mesure, fer et or.  Et il y a eu un tel ramdam autour des richesses du sous-sol camerounais que les populations attendent avec impatience le printemps minier qui pourrait contribuer de façon considérable à l’amélioration de leurs conditions d’existence.

Une chose est certaine, il y a un frémissement certain dans le secteur minier. La convention relative à l’exploitation du diamant de Mobilong a été signée entre le gouvernement et la société coréenne C&K Mining le 09 juillet dernier. N’eût été le crash d’avion qui a tué l’ensemble du conseil d’administration de Sundance Resources Limited (le partenaire financier de Cam Iron dans le projet) le 19 juin 2010, les négociations de la convention minière du projet d’exploitation du fer de Mbalam (Est-Cameroun) seraient  bien avancées. La demande a déjà été introduite au ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique.

Cameroon Alumina Limited, elle, a largement communiqué sur son plan d’exploitation de la bauxite de Minim-Martap et de Ngaoundal et ses réalisations sociales en faveur des populations riveraines. Elle a terminé les études préalables et a introduit elle aussi, son projet de convention minière. CAPAM (Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier) vient de rendre public le rapport de la première phase de ses activités. Autres indicateurs pour souligner l’effervescence dans le secteur: la révision de la loi N° 001 du 16 avril 2001 portant code minier. Cette loi a été votée par l’Assemblée nationale au cours de sa session de juin 2010. On attend sa promulgation. On espère du nouveau code minier qu’il soit plus incitatif.

Faut-il le souligner, 2001 demeure une année importante dans la promotion du secteur minier au Cameroun. Cette année-là, la vieille loi minière de 1964 a été révisée donnant naissance à celle de 2001 qui vient de repasser elle aussi à l’Assemblée nationale. C’est aussi en 2001 que sont publiés, la carte thématique minière et son livre explicatif «Ressources minérales du Cameroun », des documents actualisés qui font un inventaire des ressources dont regorge le pays. Un des coauteurs de ces manuels, Paul Ntep Ngwet fait remarquer que depuis lors, l’attrait des investisseurs et des opérateurs miniers est soutenu avec un intérêt remarquable pour l’exploitation du sous-sol du Cameroun.

De Caminco à Camina en passant par Kocam Mining, Geovic, Cam Iron, Cameroon Alumina Limited,  C&K Mining, il y a eu une flopée d’entreprises, plus ou moins actives. Chacune tient un projet précis même si l’enthousiasme sur le terrain est diversement apprécié. Combien de fois ces projets sont cités parmi ceux qui doivent consacrer l’envol économique du pays ! Et même si ça bouge dans le secteur, l’économie ne ressent encore rien. Hormis le pétrole, l’apport des mines dans le PIB reste insignifiant : 0,13% seulement, selon des informations obtenues au ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique.

Toujours est-il que si le potentiel du Cameroun est enviable. Il reste que le public dispose de peu d’informations sur ce qui se passe sur les sites. L’an dernier, le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique a organisé le premier forum minier pour communiquer sur le sujet et envisager l’avenir avec les multiples projets enregistrés.

Pour certains, des échéances étaient inscrites pour l’année en cours, pour d’autres, on envisage la phase ultime de démarrage l’an prochain. Dans quatre mois, on sera rendu à la fin de l’année 2010 et la vitesse de croisière n’est pas encore atteinte. Certes, on dénombre au 1er mars 2010, 42 compagnies nationales et étrangères présentes dans le secteur minier au Cameroun. Elles se partagent 91 titres déjà octroyés contre un seul avant 2003. Sur les 91 titres, il y a quatre permis d’exploitation et 87 permis de recherche. Néanmoins, environ 40% de ces permis ne font l’objet d’aucune activité. Quelles sont les contraintes dans le processus d’exploitation minière ? Le dossier de CT.

Simon Pierre ETOUNDI et Jeanine FANKAM



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