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Finances Comprendre le boom bancaire… - Banques : ruée vers le Cameroun

Index de l'article
Finances Comprendre le boom bancaire…
Banques : ruée vers le Cameroun
Banques : Concurrence oblige !
Des offres innovantes et diversifiées
Bank Services : Population Still Feet-Drags
L’éclairage de Jean Marie Koum Bebey : « Le Cameroun, c’est plus de 50% du PIB non pétrolier de la Cemac »
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Banques : ruée vers le Cameroun

Malgré un taux de bancarisation faible, le pays reste courtisé par les établissements bancaires étrangers, un signe évident de son attractivité.

Le secteur bancaire camerounais est visiblement en train de changer. Après une période difficile au début des années 2000, marquée par une profonde restructuration, les institutions bancaires semblent avoir repris une certaine vitalité. Aujourd’hui, c’est la ruée vers le Cameroun des institutions bancaires nationales, africaines et occidentales, notamment françaises. Jeudi 19 août, la Banque gabonaise et française internationale (BGFI) a obtenu l’agrément de la Cobac pour l’ouverture d’une agence à Douala. D’autres banques sont également annoncées dans les prochains mois. Entre autres, Intercontinental Bank of Nigeria, qui figure parmi les cinq premières banques au Nigeria et Oceanic Bank qui, dans les prochaines semaines, devrait définitivement prendre la place d’UBC. Ces deux banques surviennent après l’installation, il y a deux ans, d’Union Bank of Africa (UBA), qui compte déjà une dizaine d’agences à travers le pays, dont quatre pour la seule ville de Douala. La dernière arrivée attendue est la Sud-africaine Skye.

Ainsi, le nombre d’établissements de crédit au Cameroun devrait être porté à plus d’une dizaine. On peut citer entre autres Sgbc, Bicec, Crédit agricole SCB/Attijariwafa, CBC, Afriland First Bank, Citibank, Ecobank, NFC Bank, Standard Chartered Bank, UBA, UBC/Oceanic, Banque Atlantique… Mais curieusement, cette affluence contraste avec le faible taux de bancarisation. D’aucuns jugent même cette présence bancaire excessive pour près de 20 millions de populations dont moins du quart est bancarisable. Peu de Camerounais ont accès aux services bancaires. Selon des experts, cette carence est la conséquence du faible taux de pénétration des banques dans certaines régions. Celles-ci se concentrent dans les grandes métropoles et dans les chefs-lieux de région, en adoptant la même stratégie d’implantation. Pourtant, à l’époque où l’Etat détenait le capital bancaire, les banques étaient à la portée des populations paysannes. Ce qui offrait une couverture plus large. Aujourd'hui, avec les capitaux privés, le compte d'exploitation, ainsi que le produit net bancaire ne permettent pas aux banques de prendre des risques inutiles qui vont alourdir leurs charges d'investissement.

Force est pourtant de constater que le pays demeure attractif. En témoigne les six secteurs porteurs identifiés par le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam). Il s’agit de l’agro-industrie, du bâtiment et travaux publics, du textile, du bois, de l’eau et l’énergie, et enfin les mines. Au cas où des investisseurs potentiels se manifestent, la création d’emplois s’en trouverait multipliée et par ricochet, les banques auraient de nouveaux clients. De plus, le gouvernement a mis sur pied diverses mesures pour améliorer le climat des affaires, avec notamment la mise en place des centres de gestion agréés et les centres-pilotes de formalités de création d’entreprises.

Eric Vincent FOMO



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