Université de Maroua: Le miracle infrastructurel
Pour l’an trois de ses activités académiques, la dernière née des universités d’Etat conjure définitivement les souvenirs de sa difficile parturition.
Pour la troisième année de ses activités, l’Université de Maroua a déjà conjuré l’épineuse question des infrastructures. On se rappelle qu’à sa création, l’Ens démarrait dans une sorte de vide infrastructurel. Il fallait trouver des salles de cours pour 7000 étudiants. Un pari admirablement réussi par les responsables de la jeune université. L’ENS de Maroua dispose depuis sa création de 14 salles de cours, de 10 salles de Travaux dirigés et de Travaux pratiques et de 4 grands amphithéâtres d’une capacité totale de 6 337 places assises. A l’Institut supérieur du Sahel (ISS), le deuxième établissement de l’Université de Maroua, la pression des infrastructures est tout aussi déjà évacuée. Les 420 premiers étudiants de cet établissement n’ont pas eu de soucis pour suivre les cours pendant l’année écoulée. Les cours se sont déroulés dans les bâtiments de l’Irad, de l’antenne de l’Université de Dschang et de la Sodecoton réquisitionnés pour servir de salles de classe.
Sur le site de Kongola, vaste de 545 hectares et retenu pour la construction de dix établissements, des aires de jeu, d’un centre médico-social et des bâtiments administratifs, les chantiers engagés avancent progressivement. Selon le Recteur, le Pr Edward O. Ako, les travaux de construction de deux cités universitaires de 316 lits et d’un restaurant universitaire de 640 couverts seront réceptionnés courant 2011. Quant aux travaux de construction des infrastructures pédagogiques, ils seront lancés au début d’octobre 2010. Le souhait ultime du recteur et de son staff est que cette institution s’implante sur son site le plus tôt possible.
Grégoire DJARMAILA





