Plusieurs ministères ont mis la main à la pâte pour barrer la voie à l’épidémie.
Depuis le 6 mai 2010, l’attention des autotités sanitaires est captée par l’épidémie du choléra qui s’est déclenchée dans la région de l’Extrême-Nord, avant de toucher celles du Nord, du Littoral et du Centre. Même si c’était à des dégrés divers. Si aujourd’hui, on parle de plus de 6000 personnes atteintes par la maladie pour environ 450 décès, le gouvernement n’est pas resté les bras croisés. C’est ainsi que dès l’annonce du premier cas, une riposte a été organisée, tant dans les services centraux que déconcentrés du ministère de la Santé publique. Sans oublier toutes les autres administrations qui pouvaient apporter leurs contributions.
C’est ainsi que le comité national de lutte contre le choléra, avec ses démembrements locaux, en berne depuis des années, a été reveillé. Un accent a été mis sur la prise en charge rapide des personnes atteintes, gratuitement. Et pour éviter les risque de propagation, tout a été mis en œuvre pour neutraliser le vibrion cholérique, responsable de la maladie. C’est pourquoi, dès qu’il y a eu suspicion, on a désinfecté à la fois l’entourage du malade et son parcours, en donnnant un traitement préventif à ses voisins. Car comme l’a indiqué le Dr Saa, directeur de la promotion de la santé au Minsanté, « dans un contesxte d’épidémie, tout cas suspect de choléra est considéré comme choléra, tant les tests de laboratoire n’ont pas été faits ». Pour parer à toute éventualité, des personnels sanitaires ont été recyclés à la prise en charge du choléra et les délégations régionales équipées de kits d’urgence.
Mais on a également pensé à la prévention, et c’est là où les autres départements ministériels sont intervenus. Notamment les ministères de l’Energie et de l’Eau, de l’Education de base, des Enseignements secondaires, des Transports, de la Communication, des Finances, etc. Qui réhabilitant les points d’eau défectueux, qui envisageant la construction des latrines et des points d’eau dans les salles de classe, qui mettant sur pied une police sanitaire dans les établissements scolaires…
Mais en ce moment, alors que la menace du choléra semble s’éloigner, la sensibilisation au respect des règles élémentaires d’hygiène reste d’actualité. Car contrairement aux croyances, le choléra est plus une malade de saleté que de la pauvreté.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM





