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Pleins feux sur l'emprunt obligataire - Gros atouts,grosses contraintes

Index de l'article
Pleins feux sur l'emprunt obligataire
Un domaine bien codifié
Gros atouts,grosses contraintes
Martin Abega: « Il faut savoirà quoi servira cet emprunt »
Côte d’Ivoire: An Example to Emulate
Simplot Kwenda:« L’emprunt devrait soulager les finances publiques mises à rude épreuve »
Toutes les pages
Gros atouts,grosses contraintes

Pour se lancer dans l’opération, il faut être crédible.

L’emprunt obligataire est une dette financière à longs termes résultant de l’octroi de prêts remboursables et qui participent, concurremment avec les capitaux propres, à la couverture des besoins de financement durable d’un pays ou d’une entreprise. Un emprunt naît de l’émission des titres appelés obligations, inscrites à la bourse des valeurs et achetés par des tiers appelés obligataires. C’est donc un contrat par lequel l’Etat ou une personne morale reçoit en prêt une certaine somme d’argent de la part des souscripteurs des titres émis.

L’emprunt obligataire est un outil moderne de financement de l’économie, à côté d’autres outils comme le financement par les recettes douanières ou fiscales. Dans le cas précis d’emprunt obligataire, plusieurs parties interviennent et à chaque intervention, celui qui sollicite l’emprunt doit avoir des garanties solides. A défaut, doit être émis sur un marché financier dynamique et capable de réagir rapidement pour en assurer le bon déroulement.

La réussite de l’opération est souvent liée à la fixation du taux de rémunération incitative. On a remarqué aussi que les investisseurs susceptibles de souscrire sont attirés par des avantages connexes que l’Etat peut leur procurer : des avantages fiscaux notamment, nous a confié un expert.

Mais pour s’engager, il faut un minimum de crédibilité de la part de l’émetteur des obligations. Car il est difficile pour les investisseurs de faire confiance à un pays ou une structure dont on ne peut pas s’assurer de la capacité à rembourser les sommes issues de l’emprunt obligataire. La transparence, l’environnement des affaires, la bonne gouvernance, le poids de la dette sont ainsi des éléments d’appréciation de cette crédibilité par les détenteurs des capitaux.

Pour le Cameroun, l’option de recourir à l’emprunt obligataire est non seulement un galop d’essai, mais un test de confiance. C’est vrai qu’il y a encore des contingences défavorables, mais des efforts pour rendre l’environnement économique national compétitif et plus sain est aussi notable. L’Etat s’est engagé dans la réduction de son train de vie et une campagne pour maîtriser les consommations de la téléphonie est en cours.

Le pas vers le marché financier doit forcément être franchi. Des exemples des pays de même niveau de développement qui ont une expérience en la matière incite davantage. D’ailleurs, il est inadmissible de compter uniquement sur les ressources fiscalo-douanières pour financer les grands projets structurants identifiés et dont les coûts de financement atteignent même les 500 milliards de Fcfa. Le marché financier offre des facilités dans un contexte où le secteur bancaire classique se montre peu enthousiaste. Bien sûr, le prévenait Manga Akoa, enseignant d’université en début d’exercice budgétaire, pour l’Etat, l’exercice est un couteau à double tranchant : si les fonds mobilisés sont affectés à des projets porteurs, ils produisent. Si les projets sont foireux ou l’épargne dilapidée à des niveaux divers, c’est la débâcle !

Jeanine FANKAM



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