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Grand prix Chantal Biya: La flamme ardente - « Nous n’allons rien lâcher » (interview)

Index de l'article
Grand prix Chantal Biya: La flamme ardente
Cameroonian Cyclists Brace Up For Excellence
Les 18 coureurs camerounais
Le Cameroun en reconquête
« Nous n’allons rien lâcher » (interview)
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« Nous n’allons rien lâcher »

Jean Philipe Duracka, directeur technique national de cyclisme.

Comment s’est passée la préparation des coureurs camerounais ?

Nous avons passé onze jours de stage sur le terrain. Nous avons fait trois fois le circuit du Grand prix .Nous avons étudié toutes les parties stratégiques pour porter une attaque à un moment donné. Au niveau du collectif, je suis très confiant et satisfait de mes coureurs. J’ai réussi à créer une union et on travaille vraiment en phase. On a fait du très bon boulot. Pendant ce stage de onze jours, j’ai passé trois jours à faire la connaissance du mouvement cycliste camerounais. J’ai sorti vingt noms que j’ai retenus pour huit jours de stage. L’Union cycliste internationale nous impose six coureurs par équipe. Pour moi, chacun des 18 a sa place dans le groupe et sait ce qu’il a à faire. A un moment donné, il faudra savoir se sacrifier. Il faudra travailler pour les leaders. Ce qu’on veut, c’est qu’un Camerounais remporte la victoire. Le stage a été relativement éprouvant parce qu’il a fallu qu’on se batte avec des moyens restreints. Les coureurs faisaient 160 km par jour avec des bananes et de l’eau seulement. Avec les petits moyens qu’on a eus, je crois qu’on a fait un excellent travail.

Comment est composé ce groupe de 18 dont vous parlez ?

Le groupe est séparé en différentes catégories de coureurs selon la spécificité de chacun. J’ai des coureurs qui ont un potentiel physique supérieur à d’autres et certains qui ont des qualités techniques pour un moment donné. J’ai abordé un schéma tactique où chacun a sa place et chacun aura une fonction au niveau de l’équipe nationale qui est composée de 18 coureurs. En sachant qu’il y a cinq ou six coureurs qui peuvent remporter le Grand prix. C’est un sport individuel mais qui se gagne par équipe. Le dispositif est bien mis en place.

Un mot sur les équipes engagées…

J’ai appris ce matin (Ndlr : samedi) que la Slovaquie est présente. C’est le vainqueur du dernier Tour. Je n’avais pas prévu qu’il soit là, il va falloir que j’étudie la stratégie d’approche. Le deuxième du Tour, Vincent Gravitz est là aussi avec France militaire. Il manque quelques équipes africaines performantes. Mais, le Grand prix sera un peu l’équivalent du Tour du Cameroun. Nous n’avons droit à aucune erreur. Il faudra se battre sur tous les fronts. Dès le premier jour du départ à Yaoundé après le prologue et au retour samedi sur le boulevard du 20 mai, il ne faudra rien lâcher. Ce n’est pas l’adversaire qui compte pour moi. C’est la dynamique qu’on a réussie à créer. Je pense que nos coureurs ont le potentiel physique de gagner. Je regrette l’absence de nations parce que je voudrais plus de confrontations pour jauger le niveau réel des Camerounais. Peut-être cela nous arrangera dans le but final des résultats.

Vous parliez des problèmes de matériel. Est-ce qu’on peut en savoir un peu plus ?

Au niveau du matériel, il a fallu que je travaille d’arrache pied parce que le budget matériel est zéro pour moi. Je suis allé voir mes frères en Europe. Les encadreurs des trois équipes invités Team Allier, France militaire et de l’équipe du Japon m’ont promis de trouver un peu de matériel pour le donner aux coureurs. C’est un peu à but humanitaire qu’ils ont travaillé. Je regrette un peu cet acte parce qu’une nation comme la nôtre devrait être en auto-suffisance et donner ce qu’il faut aux coureurs. J’ai pleuré pour que les adversaires qui sont mes frères m’apportent un peu de matériel. Même pour l’équipe nationale B, je n’avais pas d’équipements. C’est l’équipe nationale du Japon qui me donne les maillots. J’ai peur de ne pas avoir le temps de floquer Cameroun dessus. Mais tout cela n’est qu’un début. Je veux que le nom "Cameroun cycliste" retentisse.

Propos recueillis par Angèle BEPEDE

 



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