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Le Cameroun est un paradoxe touristique. Malgré son surnom d’ « Afrique en miniature », le pays ne semble toujours pas en tirer profit.
Waouh ! C’est l’exclamation qui sied le mieux quand on a fini de vous décrire le potentiel touristique camerounais. Plus de 300 sites selon le ministère du Tourisme. Mais, au lieu de s’en réjouir, on est à se demander si ce secteur peut réellement contribuer au développement de ce pays. Cette interrogation a toute sa place dans un contexte où pratiquement toutes les actions menées semblent avoir été vaines. La preuve, le Cameroun travaille toujours à atteindre l’objectif de 500.000 touristes par an. Beaucoup de choses sont faites certes, mais le chemin à parcourir reste encore long et périlleux. Et pourtant, ce n’est pas la ressource qui manque comme dirait quelques-uns. Ce n’est pas à la nature que le Cameroun s’en prendrait. Sa position géographique, son relief, son climat et tous ces autres atouts qui rendent son charme plus attractif.
On le voit, les ressources naturelles s’accroissent au quotidien. L’expansion des établissements hôteliers et la multiplication des centres de formation en hôtellerie, ne trompent pas sur l’intérêt porté à ce secteur. En effet, le tourisme présente de nombreux avantages. Si on se limite au nombre d’emplois qui sont générés lors de l’ouverture d’un hôtel, il n’ y a pas de risque de se tromper. Avec l’exposition universelle « Shanghai 2010 » qui se déroule actuellement en Chine, le Cameroun tient une occasion en or de se faire connaître aux yeux du monde.
Le pays est favorable à la pratique de plusieurs formes de tourisme. La région du Centre par exemple se prête aux excursions, au pique-nique, à l’écotourisme, à l’agrotourisme et à l’aventure, avec le site d’Ebogo près de Mbalmayo. Avec un peuple « pygmée » qui continue de faire l’objet d’attraction de la part des touristes, la région de l’Est offre une aire écologique riche en espèces animales et végétales. On peut y pratiquer de l’écotourisme, du tourisme cynégétique, des safaris et même de l’aventure. L’Extrême-Nord est une zone sahélienne au paysage pittoresque, très courue pour le parc national de Waza qu’elle abrite. La région du Littoral, zone côtière est propice au tourisme balnéaire aves ses plages, au tourisme d’affaires avec une industrie hôtelière en plein essor et les monuments datant de l’époque coloniale. Avec trois parcs nationaux et le barrage de Lagdo, le Nord fait partie des destinations prisées par les touristes. Avec son ouverture à l’Océan, la région du Sud est une zone par excellence d’agrotourisme et d’écotourisme. Les chutes de la Lobé, la plage de Kribi, la réserve du Dja déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco, il y a beaucoup à découvrir. Une description élaborée de tous les sites touristiques camerounais rendrait la lecture certes agréable, mais ennuyante, tant il y a dire.
Le problème réside au niveau des ressources financières disponibles pour la promotion auprès de potentiels visiteurs. Vendre le Cameroun à l’extérieur demande un budget considérable pour mettre en place les stratégies adéquates. Jusqu’ici, les moyens mis à la disposition du Mintour sont jugés insuffisants. C’est donc là, qu’il faut voir et vite pour qu’il ne soit pas trop tard.
Josiane TCHAKOUNTE





