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| Tourisme:Trouver les bonnes pistes |
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Une mine d’or touristique ! Voilà ce que de nombreux observateurs disent du Cameroun. Pour les spécialistes du secteur, le pays regorge de richesses infinies. Un concentré du continent le plus riche du monde : l’Afrique. Et pourtant ! En dépit d’un potentiel que peu de gens lui contestent, le Cameroun n’est pas encore parvenu à récolter les dividendes d’une nature clémente. Entre les paysages luxuriants et diversifiés en fonction que l’on soit au Sud ou au Nord du pays, une culture riche et plurielle d’Ouest en Est et l’imagination de populations aux divers visages, tous les ingrédients sont pourtant réunis. A force d’en parler sans voir comment le Cameroun capitalise toutes ses richesses, on va finir par se dire (et à raison) : quel gâchis !
Du reste, le fatalisme et la résignation sont tentants dans le cas du Cameroun. Car entre les déclarations de bonnes intentions et la réalité, l’écart est conséquent. Le constat est même affligeant : le Cameroun n’est pas une destination touristique prisée. Alors que dans bien d’autres pays aux potentialités parfois moins importantes que celles du Cameroun, le tourisme est une véritable industrie, au pays des Lions Indomptables, les résultats du secteur sont bien modestes. En 2010, l’objectif de 500 000 touristes par an est loin d’être un acquis. De nombreux facteurs plombent encore l’activité touristique qui s’inscrit pourtant dans une dynamique générale de développement. Ainsi d’une façon générale, le potentiel touristique national n’est pas suffisamment valorisé. Les sites ne sont pas aménagés. Et quand bien même ils le sont, pas grand chose n’est fait pour en assurer la promotion. Par ailleurs, le développement du tourisme est étroitement lié à celui des infrastructures. Et dans ce domaine, l’activité accuse encore le coup de structures inadaptées ou insuffisantes (hôtels, routes, transports etc.) Dans ces conditions, difficile de convaincre les adeptes de la villégiature, étrangers principalement de prendre la direction du Cameroun.
Toujours est-il que si la situation est préoccupante, il faut se féliciter des efforts fournis aussi bien par les pouvoirs publics que par des acteurs privés pour donner un coup d’accélérateur au tourisme camerounais. C’est ainsi qu’au cours des dernières années, le Cameroun s’est engagé dans une véritable opération de séduction à travers le monde, en étant présent à toutes les rencontres internationales consacrées au tourisme. Il est question de s’inspirer de l’expérience des pays qui ont réussi dans le secteur, mais aussi de vendre la destination Cameroun. Au plan interne, le chantier de l’aménagement des sites, du renforcement des infrastructures de toutes sortes est une réalité. Il s’agit d’une action de l’Etat et des opérateurs privés. Davantage, le tourisme est pris en compte dans les politiques publiques articulées autour des points suivants: la finalisation de la stratégie sectorielle du tourisme, l`enrichissement et la diversification du produit touristique, la finalisation des études sur la création de l`Office national du tourisme. En outre, il est question de l`amélioration des conditions d`entrée et de séjour des touristes au Cameroun et la limitation des tracasseries de toutes sortes dont sont parfois victimes les visiteurs. Le développement des infrastructures d`accueil de qualité, l’aménagement des parcs nationaux, le renforcement des capacités des acteurs du secteur touristique, le développement du tourisme interne, la recherche de nouvelles sources de financement du secteur touristique, la mise en place d`un appareil statistique fiable sont également des chantiers sur lesquels se penche le gouvernement. In fine avec le démarrage prochain d’une nouvelle compagnie aérienne nationale, le tourisme camerounais devrait gagner au change. Car, le problème de la desserte de la destination Cameroun et celui des déplacements intérieurs constituent de véritables freins à l’essor de l’activité touristique. Le meilleur serait-il à venir ? C’est le vœu de tous !
Tout pour plaire, mais…
Le Cameroun est un paradoxe touristique. Malgré son surnom d’ « Afrique en miniature », le pays ne semble toujours pas en tirer profit.
Waouh ! C’est l’exclamation qui sied le mieux quand on a fini de vous décrire le potentiel touristique camerounais. Plus de 300 sites selon le ministère du Tourisme. Mais, au lieu de s’en réjouir, on est à se demander si ce secteur peut réellement contribuer au développement de ce pays. Cette interrogation a toute sa place dans un contexte où pratiquement toutes les actions menées semblent avoir été vaines. La preuve, le Cameroun travaille toujours à atteindre l’objectif de 500.000 touristes par an. Beaucoup de choses sont faites certes, mais le chemin à parcourir reste encore long et périlleux. Et pourtant, ce n’est pas la ressource qui manque comme dirait quelques-uns. Ce n’est pas à la nature que le Cameroun s’en prendrait. Sa position géographique, son relief, son climat et tous ces autres atouts qui rendent son charme plus attractif.
On le voit, les ressources naturelles s’accroissent au quotidien. L’expansion des établissements hôteliers et la multiplication des centres de formation en hôtellerie, ne trompent pas sur l’intérêt porté à ce secteur. En effet, le tourisme présente de nombreux avantages. Si on se limite au nombre d’emplois qui sont générés lors de l’ouverture d’un hôtel, il n’ y a pas de risque de se tromper. Avec l’exposition universelle « Shanghai 2010 » qui se déroule actuellement en Chine, le Cameroun tient une occasion en or de se faire connaître aux yeux du monde.
Le pays est favorable à la pratique de plusieurs formes de tourisme. La région du Centre par exemple se prête aux excursions, au pique-nique, à l’écotourisme, à l’agrotourisme et à l’aventure, avec le site d’Ebogo près de Mbalmayo. Avec un peuple « pygmée » qui continue de faire l’objet d’attraction de la part des touristes, la région de l’Est offre une aire écologique riche en espèces animales et végétales. On peut y pratiquer de l’écotourisme, du tourisme cynégétique, des safaris et même de l’aventure. L’Extrême-Nord est une zone sahélienne au paysage pittoresque, très courue pour le parc national de Waza qu’elle abrite. La région du Littoral, zone côtière est propice au tourisme balnéaire aves ses plages, au tourisme d’affaires avec une industrie hôtelière en plein essor et les monuments datant de l’époque coloniale. Avec trois parcs nationaux et le barrage de Lagdo, le Nord fait partie des destinations prisées par les touristes. Avec son ouverture à l’Océan, la région du Sud est une zone par excellence d’agrotourisme et d’écotourisme. Les chutes de la Lobé, la plage de Kribi, la réserve du Dja déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco, il y a beaucoup à découvrir. Une description élaborée de tous les sites touristiques camerounais rendrait la lecture certes agréable, mais ennuyante, tant il y a dire.
Le problème réside au niveau des ressources financières disponibles pour la promotion auprès de potentiels visiteurs. Vendre le Cameroun à l’extérieur demande un budget considérable pour mettre en place les stratégies adéquates. Jusqu’ici, les moyens mis à la disposition du Mintour sont jugés insuffisants. C’est donc là, qu’il faut voir et vite pour qu’il ne soit pas trop tard.
Josiane TCHAKOUNTE
Milestones Covered
Despite slow progress recorded, much has been done to boost Cameroon’s tourism industry.
The Republic of Cameroon possesses one of the biggest potentials in Africa required for a viable, vibrant and appealing tourist destination. However, the tourism industry is yet to yield expected fruits and is contributing below three per cent to the Gross Domestic Product.
The most popular tourist sites are promoting eco-tourism, safari tourism, cultural tourism sports and leisure tourism, agro-tourism and business tourism. Lakes, waterfalls, caves, mountains, plantations, colonial structures, parks, forest reserves, national parks, conference centres, business centres, nightclubs, restaurants, beaches, cultural festivals could be counted in greater numbers and variety throughout the national triangle.
Information obtained from the Ministry of Tourism reveals that, with regards to the development and accessibility of sites, much work has been done. Cameroon posesses more than 344 tourist sites with more than a third developed by the State, individuals, local and foreign non-governmental organisations. The sites are managed and visited. In the village of Manaya, Lamidat of Rey Bouba, North Region, for example, the Ministry of Tourism has irrigated the waters of the river that passes nearby the site where 50 dinosaur traces aged more than 120 million years were found, to avoid their destruction. In addition, a facility has been prepared for scientific tourists who visit the area.
The tourism industry in Cameroon has suffered from poor transport networks featuring more than 50,000 km of rural and urban roads. Only 10 per cent of this is tarred. Most sites are accessible only during the dry season. However, the creation of the National Road Fund has established government’s intention to tar at least 1,000km more of roads before 2012 and thereafter tar at least 3,000km, every 10 years.
Concerning lodging facilities, private businesses and investors have built hotels, entertainment and conference facilities around towns like Douala, Yaounde, Kribi and Limbe, favouring more tourism activities. To ensure respect of international standards of safety and hygiene, the Ministry of Tourism started a series of administrative control exercises in 2005 to classify hotel institutions around the country into categories ranging from one to five stars.
Lastly, and despite the odds, the tourism industry continues to provide more jobs to Cameroonians as more investments are undertaken to promote the ailing sector. In 2008, the tourism industry employed 48,000 persons directly, that is, about 1,3 per cent of salaried workers. 132,000 other Cameronians were indirectly employed. In reaction to this, many private training institutions have continued training Cameroonians in tourism, hotel management and related disciplines. This adds to efforts by public institutions like the CEMAC Sub-regional School of Tourism and Hotel Management in Ngaoundere and some state universities now offering Tourism as a major undergraduate degree course.
The Government of Cameroon recently adopted a 12-point strategy to boost the tourism industry in Cameroon and raise it to the status of an international tourist destination.
George MBELLA





