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Lions indomptables: L’incontournable clarification - Six pistes pour repartir

Index de l'article
Lions indomptables: L’incontournable clarification
la potion du gouvernement
Six pistes pour repartir
Intreview Théophile Abega, ancien capitaine des Lions Indomptables
Crever l'abcès
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Six pistes pour repartir


1-Solder les comptes de la Coupe du monde

Les observateurs avertis sont unanimes. Le Cameroun n’a pas fait de véritable bilan de sa participation à la Coupe du monde 2010. La crise qui couvait sous la cendre depuis la Can angolaise a explosé à la face du monde en Afrique du Sud. A l’audit sportif, il faudra faire également le point sur les retombées financières. A quoi serviront exactement les 4 milliards de F Cfa que la Fécafoot a reçus de la FIFA. Iya Mohammed souligne que les fonds serviront au développement du football. Que met exactement le président de la Fécafoot dans ce mot de « développement ». Terme trop générique. Il faut peut-être aller loin dans l’explication.


2-Rappeler Javier Clemente à ses devoirs

Juste après le match nul de Garoua, Javier Clemente a repris l’avion le même samedi pour l’Espagne. Selon des sources présentes à Garoua, le sélectionneur n’aurait même pas fait le traditionnel débriefing d’après match avec son groupe. Cette attitude n’a pas été appréciée par le président de la Fécafoot. Le sélectionneur n’a pas passé plus de cinq nuits au Cameroun depuis qu’il a signé son contrat le 28 août dernier. Attendu au Caire la semaine dernière au symposium d’évaluation de la coupe du monde, Clemente s’est fait représenter à ces assisses par son adjoint, Omam Biyick. Le contrat de Clemente contient une clause qui l’oblige pourtant à rester au Cameroun au moins quinze jours tous les deux mois. Le contrat a été paraphé le 28 août 2010. Cela fera donc deux mois qu’il assume ses responsabilités. Le technicien espagnol n’est pas visible. Selon des sources bien introduites, si Clemente ne change pas de fusil d’épaule, ses employeurs se verront dans l’obligation de tirer les conséquences de ce qui apparaît comme un manque d’investissement.

 3- Samuel Eto’o : rester au service du groupe

C’est incontestable. Samuel Eto’o est le meilleur footballeur camerounais de l’heure en activité. Pour beaucoup d’observateurs, il est l’un des meilleurs footballeurs au monde. Sa réussite et sa longévité –plus de 12 ans- au haut niveau constituent des sujets d’école. Mais, depuis quelques années, son nom nourrit la polémique. A tort ou à raison, il est soupçonné de faire la pluie et le beau temps. Nommé capitaine par Paul Le Guen, sa promotion n’avait pas été bien accueillie par certains de ses coéquipiers. Passé cet épisode, il faut le conforter dans ce statut et le mettre en confiance. Lui retirer le brassard pourrait le fragiliser. Cela pourrait encore secréter d’autres problèmes. Samuel Eto’o est la vitrine du football camerounais de l’heure. Par son vécu au haut niveau, il est normal qu’il donne sa position sur la marche des affaires. En revanche, il ne doit pas décider soit à la place des dirigeants, soit à la place du sélectionneur. Il est d’abord un joueur de football, au service de ses coéquipiers et de la collectivité.

 4- Définir les critèresde sélection

Qui doit être appelé en équipe nationale ? Cette question est posée à beaucoup de sélectionneurs. Un moment évacué, le dernier regroupement des Lions a fait resurgir cette question à la surface. Beaucoup de joueurs convoqués n’ont pas de niveau ou ne sont pas titulaires avec leurs clubs. En dehors de Samuel Eto’o, Assou Ekotto et de Eyong Enow, les autres joueurs ont des états de service mitigés. Aboubacar Vincent s’adapte encore au championnat professionnel. Nkoulou ne joue pas défenseur central à Monaco. Bassong n’est pas titulaire à Tottenham. Le niveau de Binya comme celui de Aloys Nong (Standard de Liège) est incertain. Chedjou est moyen. Ndjeng joue en deuxième division en Allemagne comme Ndy Assembé (France). Les niveaux sont très disparates. Dans ces conditions, il est difficile de construire quelque chose de cohérent. Où jouent Franck Songo’o et Joslain Mayebi ? Il faut remettre de l’ordre dans la sélection des joueurs. Pour ce qui est des gardiens de but, Janvier Mbarga, Hugo Nyamé ou Beyokol, n’ont-ils pas le niveau de ceux qui sont convoqués. Charles Itandje qualifié pour le jeu avec le Cameroun ne sera pas le messie. Depuis son départ de Lens pour Liverpool, il a perdu sa compétitivité.

 5-Planifier

La planification passe par l’élaboration d’un chronogramme des activités de l’équipe nationale. Il y a une date FIFA le 17 novembre. A un mois de l’échéance, la sélection nationale ne sait pas encore ce qu’elle va faire de ce créneau international ! Un regroupement ou un match amical ? Le sélectionneur aurait refusé un pays d’Asie qui lui était proposé. Sportivement, son refus peut-être justifié. Le Cameroun dispute les éliminatoires pour se qualifier à la Can 2012. Son prochain adversaire est le Sénégal. L’idéal est de chercher un sparring-partner, de préférence un pays africain, qui a le même niveau que le Sénégal. Au dernier classement FIFA, le Sénégal occupe le 77e rang, juste devant le Malawi, le Cap-Vert, la Zambie et le Bénin. Le Cameroun peut négocier un match amical contre l’un de ses pays avant la confrontation Sénégal-Cameroun pour bien jauger son niveau. La Fécafoot est appelée à revoir sa politique des matches amicaux. Ce n’est pas dégradant de jouer contre les pays africains. Pourquoi les Lions Indomptables ne feraient-ils pas un regroupement à Yaoundé le 17 novembre prochain? Histoire d’apurer les comptes du Mondial et de repartir sur des bases plus saines. Au cours de ce séjour, Clemente peut faire d’une pierre deux coups en donnant le coup d’envoi du championnat annoncé à cette période. Ce qui pourrait créer de l’intérêt autour de cette compétition. Cette date FIFA coïncide, par ailleurs, avec les états généraux du sport qui commenceraient alors par les états généraux de la sélection nationale fanion, vitrine du sport camerounais.

 6- Rassurer les partenaires et l’opinion

Quand commencera le prochain championnat national de football première division ? Bien malin qui pourra être répondre à cette question. La visibilité du calendrier de la Fécafoot, support de travail de base, ne saute pas aux yeux. Ce brouillard n’est pas de nature à rassurer les clubs, les mécènes, les supporters et les partenaires. La clarification du dossier de la Coupe du monde 2010 évoquée plus haut est d’autant plus nécessaire qu’elle est même demandée par l’un des partenaires importants de la Fécafoot qui met en ce moment beaucoup d’argent dans le développement du football camerounais –développement des infrastructures, subventions aux clubs et contrats de visibilité avec les joueurs de l’équipe nationale. Avant le Mondial, cette entreprise qui fait dans la téléphonie mobile avait signé un contrat avec un footballeur, actuellement en disgrâce. L’argent n’aime pas le bruit. Apparemment, l’investissement n’a pas été rentabilisé. La clarification permettra de repartir sur de bonnes bases.

Brice MBEZE

Tackling The Malaise

The draw against Congo revealed the team is yet to regain the conquering spirit of the past.

After the disastrous ousting from the World Cup in South Africa, many people believed it served as a lesson and that the Lions were going to climb down their high pedestal and set to work earnestly to regain their lost glory. With the victory over Poland in a friendly and 3-1 win over the Mauritius Island in the qualifiers for the 2012 African Cup of Nations, gave hope that the Lions were on the path of regaining their fighting spirit. However the draw recorded against the democratic Republic of Congo at home in Garoua, was an eye opener that all was not well yet with the national team.

In his report to the national assembly, the minister of sports and Physical education attributed the disgraceful performance of the Lions in South Africa to clannish tendencies, sorcery and clash of egos. However, nothing was done to exorcise the malaise plaguing the national team. Instead, what we witnessed was deliberate attempt to sideline some players who took part in the South Africa expedition though very talented. While others are being pampered and their opinion sought in the selection of players as to say might is right. If not, how does one explain the fact that players who regular with their clubs are not called up for the national selection whereas club substitutes in the same positions are called up. Since the joint qualifiers for the African Cup of Nations and world cup in 2010, the Cameroon national team has become a testing ground for talents not accomplished players and the result was the stunning draw against Congo in Garoua.

Though promising to consult all the belligerents in the South African fiasco, the assistant coach of the national team, Omam Biyick, said the problem with the so called ostracised players is complicated and needed time to be looked into. With five months to go before the next qualifier match against Senegal, there is enough time for stock taking and putting order in the much cherished national football squad. It is probably with this thought in mind, that the Minister of Sports and physical education in collaboration with the Cameroon football federation, designated Cameroon’s Roving Ambassador, Roger Milla, to carry out a mediation mission with the interested parties in the diaspora. A stitch in time saves nine, that is, if Cameroon wants to avoid another stunning ousting from the 2012 African Cup of Nations which will be taking place next door, in Gabon and equatorial Guinea.

Fred VUBEM TOH


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