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Dossier de la Rédaction

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MTN Elite One : Qui sont les entraîneurs?

Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Jean Paul-Akono a le courage de dire les choses crûment. Le champion olympique ne fait presque jamais dans la langue de bois lorsqu’il s’agit d’analyser avec objectivité un fait sportif. Selon le directeur technique national adjoint n°1, sur les quatorze entraîneurs opérant en MTN-Elite One, seuls quatre techniciens (Alexandre Belinga d’Unisport de Bafang, Denis Lavagne de Cotonsport, Maurice Mpondo d’Union de Douala et Ndoumbé Bosso des Astres) sur quatorze ont le profil nécessaire pour diriger des clubs de première division. Sortant de la bouche d’un technicien aussi qualifié, ce chiffre donne le tournis.

Dans une équipe, le coach est le pilier principal. Au centre de toutes les stratégies, généralement, c’est lui qui conçoit et met en œuvre la politique sportive du club. Il impulse le mouvement. Sept journées après le coup d’envoi du championnat, C.T marque un arrêt sur ces acteurs de premier plan. Qui sont-ils ? Quels sont leurs parcours et leurs profils ? Ont-ils un palmarès ? Telles sont les principales questions que supporters et observateurs se posent au sujet des responsables des bancs de touche, qui se transforment très souvent en ban d’accusés à la première contre-performance. Trois d’entre eux ont déjà été virés pour des raisons sportives. A Renaissance de Ngoumou, Jean Claude Bitomo a été prié de laisser sa place à Richard Towa. Yaya Anourou a été débarqué de As Lausanne au profit de Félix Bazin Ndjampa, ancien coach d’Unisport.

Caïman de Douala, tendance Petit-Pays, s’est également séparé de son entraîneur, Gabriel Zabo. L’instabilité de l’encadrement technique d’une équipe constitue souvent l’une des causes conduisant aux mauvais résultats. Tout comme la personnalité de son entraîneur. A ce qu’il semble, les techniciens au caractère bien trempé n’auraient pas beaucoup de cote auprès des présidents de club, plus disposés à composer avec des coaches malléables, prêts à changer la composition de l’équipe au moindre désir du président. Un débat agite, par ailleurs, les milieux du foot. Il est focalisé sur la formation des entraîneurs. Certains sont des produits de l’Institut national de la Jeunesse et des Sports (INJS). Alexandre Belinga (Unisport), Ndoumbé Bosso (Astres), Dieudonné Nké (Canon), Félix Bazin Ndjampa,… font partie de ceux-là. D’autres sont des anciens footballeurs. Louis Paul Mfédé (Panthère), Thomas Libiih (Canon), Richard Towa (Renaissance) se recrutent dans cette famille. Une troisième catégorie existe. Elle est constituée des techniciens formés sur le tas. Ils sont plus visibles en deuxième division.

Mais beaucoup possèdent une véritable expérience de terrain irremplaçable. Il y a deux années, la Fécafoot a fixé des critères pour entraîner une équipe en MTN-Elite One et en MTN-Elite Two. La direction d’un club sur le plan technique est conditionnée par des qualifications académiques, justifiées par des diplômes. A la pratique, les textes de la fédération n’ont pas d’application concrète. C’est l’un des chantiers de la DTN. Ce désordre est préjudiciable à la bonne tenue des clubs camerounais sur la scène africaine. Tout Puissant Mazembé ne se porte bien que parce qu’il a un coach compétent, en la personne de Lamine Ndiaye, passé par Coton Sport. Mais, les bons entraîneurs coûtent cher. Il devient difficile pour une équipe camerounaise de s’attacher les services d’un technicien qui réclame un million de franc Cfa de salaire par mois ou même 500.000 F. Une bonne équipe, c’est d’abord un bon entraîneur, capable de recruter de bons joueurs, de faire un casting judicieux. La relève du niveau du championnat passe par un recrutement massif par les clubs de techniciens qualifiés.


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