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Mise en œuvre du DSCE : Quelles avancées un an après?

Index de l'article
Mise en œuvre du DSCE : Quelles avancées un an après?
GESP: Long-term Sustainable Dev’t Plan
Un quartet pour la mise en oeuvre
The Path So Far Covered
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Au commencement était le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté : (le DSRP). Il fut élaboré d’après une démarche participative, intégrant les administrations publiques, les opérateurs économiques, la société civile et les partenaires au développement. Le document fut adopté en avril 2003 et présenté à la communauté internationale quatre mois plus tard comme « cadre de référence pour les interventions de tous les acteurs de la vie économique au Cameroun ». Une espèce de tableau de bord. Il lisait l’amélioration durable et effective des conditions de vie des populations en s’attaquant aux causes de la pauvreté.

Avec l’atteinte du point d’achèvement en 2006 et le bénéfice de l’allègement du poids de sa dette, le Cameroun comptait en profiter au maximum pour exécuter le DSRP. Plusieurs années d’application n’ont guère produit les résultats escomptés. Le développement n’a pu être impulsé. Ce document a même été soumis à révision pour corriger les distorsions constatées, mais cela n’a toujours pas entraîné les effets attendus. On commença alors à penser à une autre version du document. Celle dite de deuxième génération met l’accent sur la croissance et l’emploi.

Dans les consultations entreprises en 2008, plusieurs catégories de populations souhaitent que les stratégies traduisent une vision de développement à long terme, assortie de programmes pluriannuels. Cela coïncide avec une projection gouvernementale à l’horizon 2035. Le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) est élaboré. Il arrive dans un contexte économique plutôt difficile. La crise financière sévit, la crise alimentaire remue les populations, l’insuffisance énergétique, le renchérissement du coût de la vie font perdre le sommeil. Le DSCE fixe ses objectifs sur une décade d’abord, afin de redonner espoir et provoquer une augmentation significative de la production nationale…Le DSCE mise sur la croissance économique et la création de l’emploi pour déclencher les conditions nécessaires et suffisantes pour lutter contre la pauvreté…

Il y a deux semaines, lors de la conférence annuelle des responsables de ses services centraux et déconcentrés, Louis-Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) rappelait opportunément le but à atteindre pendant cette première décade : porter le taux de croissance à 5,5% en moyenne au cours de la période 2010-2020 ; ramener le sous-emploi de 75,8% à moins de 50% dans une dizaine d’années et le taux de pauvreté monétaire de 39,9% à moins de 28,7% à la même échéance. Un vrai défi lorsqu’on considère l’ampleur de ce qu’on a appelé : cancer social (le chômage). Les lenteurs dans la mise en œuvre des projets agricoles et miniers ne rassurent pas non plus, de même que le caractère extraverti de l’économie nationale, marqué par la dépendance à l’extérieur. Le président de la République n’a-t-il pas constaté que « le Cameroun produit ce qu’il ne consomme pas et consomme ce qu’il ne produit pas » ?

Certes quelques indicateurs permettent d’espérer à des lendemains meilleurs. Le taux de croissance est, par exemple, passé de 1,9% en 2009 à 3% au terme de 2010 même si on ne peut s’empêcher de remarquer qu’il avoisinait déjà les 4 % il y a quelques années seulement. L’inflation est relativement maîtrisée. Il a été ramené à 1,3% en 2010 selon le MINEPAT contre 5,3% en 2008 et 3% en 2009. Avouons cependant que c’est une performance bien maigre qui nécessite une impérative amélioration pour dire le moins. Car pour une économie ambitieuse, il est attendu un taux de croissance à deux chiffres.

Au fait, que manque-t-il au Cameroun pour transformer son bois, son cacao, son coton sur place ? L’insuffisance énergétique est sans doute un gros obstacle. Mais avec le barrage hydro-électrique de Lom Pangar, le DSCE devrait avoir une stratégie dans ce sens. Que manque-t-il au pays pour nourrir l’Afrique du Nigeria au Soudan, du Tchad au Congo démocratique ? Ici aussi, le DSCE devrait décliner sa stratégie. Un an après sa mise en oeuvre, CT pense qu’on peut regarder dans le rétroviseur pour éviter de se laisser surprendre en 2020. Il propose un bilan : froid, sans fioritures.


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