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Dossier de la Rédaction

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Micro finance : Quelle sécurité pour l'épargne?

Au cours de ces dernières semaines, la Compagnie financière de l’Estuaire (Cofinest) a fait les choux gras de la presse nationale. De forts relents de détournements de fonds et de banqueroute flottaient dans l’air. Et ces effluves persistent. Tant et si bien que l’affaire a suscité une vive émotion au sein de l’opinion car, l’ordre public a été fortement menacé. En gros, il était question d’une énième évidence de dysfonctionnement dans le secteur financier au Cameroun. En tout cas, le désarroi teinté de colère des épargnants de la Cofinest est venu remettre au goût du jour, la précarité des structures des établissements de micro finance qui ont essaimé aux quatre coins du territoire national à la fin des années 90. Ces structures venaient ainsi offrir une alternative aux banques classiques frappées de plein fouet par la crise économique et émoussées par la rigueur de la restructuration de ce secteur.

A la pratique, les établissements de micro finance constituaient originellement une nouvelle forme de collecte de l’épargne. C’était la possibilité offerte aux petites gens qui avaient du mal à accéder aux banques classiques de sécuriser leur argent. La micro finance était ainsi un établissement financier de second rang. Car, chargée de la collecte des fonds, qui devaient, par la suite, être déposés auprès des banques commerciales. L’initiative était louable en elle-même. Les EMF jouaient ainsi un rôle de relais entre les tout-petits épargnants et les banques commerciales. Mais ces établissements ont rapidement évolué pour se couvrir des oripeaux de véritables institutions bancaires. D’une part à cause de leur forte capacité de mobilisation de l’épargne. Et d’autre part, ces EMF ne se contentaient plus de collecter les fonds. Elles octroyaient progressivement des crédits. Toujours est-il que tout cela se déroulait dans un cadre réglementaire, à défaut d’être clair, semblait conciliant envers ces nouveaux « banquiers ».

Quid des modes de gestion des EMF ? Leur gestion incombe à leurs promoteurs qui pendant longtemps ont disposé des fonds comme bon leur semble. Et les dérives de gestion n’étaient pas bien loin. A cet égard, le cas de la Cofinest n’est qu’une illustration des dysfonctionnements qui persistent dans le secteur des EMF. En effet, les instruments de contrôle de la gestion et de sécurisation de l’épargne ne sont pas clairs. Autant pour les banques classiques des outils de contrôle ont été prévus, pour les EMF, les épargnants sont en permanence en danger. Pour les banques, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), garante de l’orthodoxie des établissements financiers vient de mettre en route, un Fonds de garantie des dépôts en Afrique centrale (Fogadac). Il a pour rôle principal de procéder au remboursement ou à la restitution des dépôts et autres avoirs placés auprès des banques lorsque de façon irréversible, celles-ci ne sont plus en mesure d’effectuer ce remboursement. Le Fonds de garantie concerne les banques installées dans l’un des Etats de la Cemac. Il ne concerne pas les établissements de micro finance. Au demeurant, malgré les efforts déployés par la COBAC pour instaurer les bonnes pratiques dans le système financier dans la sous-région, malgré ceux de l’Etat, les EMF camerounaises continuent de voguer dans une relative précarité. En tout état de cause, l’affaire Cofinest vient remettre les acteurs du secteur financier à différents étages face à leurs responsabilités. Dans l’urgence, il est question de rappeler aux uns et aux autres leurs devoirs et leurs droits. Et ce n’est pas une mince affaire.

MFIs Yes, Coercion No

The resort to forcible recovery of loans by microfinance institutions (MFIs) in Cameroon of recent has left many frustrated than its acclaimed loan advantages.

Amid growing criticism over the use of coercive ways of microfinance institutions (MFIs) to recover loans, reports over high interest rates, coercive recovery processes and multiple lending practiced by some MFIs have abound. Key concerns are that coercion has unusually, or unreasonably, been applied where and when it should not.

Most MFIs, according to an MFI agent, use several means to recovery money: life/work obstruction; physically take over assets/documents as collateral; physical intimidation, embarrassment; following and pestering the client; verbal abuse and thereby, force them to repay, (borrowing from money lenders, take over assets etc) that may not necessarily be in the clients’ interest and one which could cause undue hardship to them. Sometimes, MFIs may even take over property owned or used by clients and sell them and take the repayment. Altercation and sometimes legal suits have been filed against clients and families who contend recovery strategies, especially coercive strategies. In consequence, Cameroon has witnessed some concerns expressed in the sector about coercive recovery processes and multiple lending practised by some microfinance institutions.

Globally, MFIs have expanded at phenomenal rates largely because they lend without loan scrutiny to groups, and peer pressure of the group keeps defaults below 2% despite the absence of any collateral or legal procedures for loan recovery. MFIs are, in effect, benevolent moneylenders, charging interest rates of around 30% to cover high operational costs. In addition many run to them, instead of banks, because they are a great improvement on moneylenders charging 60% and using force to seize assets. However, the some people accuse some MFIs of using force (coercion) too, and claim that some psychological problems have occurred as properties and homes have been confiscated in response to failed appointments to loan payment.

Nonetheless, a Douala-based MFI manager said, although the seriousness of such issues in MFIs is such that coercive tactics have led to psychological turmoil and at times untimely death, coercion is necessary to prevent bankruptcy. Accordingly, the Central African Banking Commission (COBAC) has stayed indifferent or showed little interest to study the issues and concerns in this sector in order to direct MFIs to recover their loans from groups, members, and rural folk without resorting to arm-twisting measures. He, however, disclosed that coercive methods are easily checked following government promulgation of an ordinance to check malpractices in MFIs. “The state should not throw out the baby with the bathwater: it should check malpractices without checking MFI growth,” he warned.

Christopher JATOR


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