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Ce que pèsent les organisations patronales - Les trois locomotives

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Ce que pèsent les organisations patronales
Les trois locomotives
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Gicam, Mecam et Ecam jouent des coudes pour la conquête des membres.


Groupement volontaire et privé d'entrepreneurs, dont le but est la défense des intérêts de ses membres. Ainsi se décrit le manteau que revêt une organisation patronale. Elle joue en général le rôle d’interface entre l’Etat et tous les opérateurs du secteur privé. Le patronat camerounais semble avoir de nombreux intérêts à défendre. La preuve, trois organisations majeures évoluent pratiquement dans le même créneau : le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), le Mouvement des entreprises du Cameroun (Mecam) et Entreprises du Cameroun (Ecam). Le Gicam se définit comme « une organisation patronale majeure et représentative des entreprises du Cameroun, quelle que soit leur taille ou la nationalité de leur capital ». Le Mecam prend la cape « d’une organisation patronale qui a pour rôle la défense des intérêts des entrepreneurs camerounais en priorité ». Ecam se veut, quant à lui, rassembleur « des entreprises dispersées à travers le territoire national et dans la diaspora ».

Au cours d’un entretien accordé à des journalistes, Anselme Kemva, vice-président et porte-parole du Mecam décrivait le Gicam comme « l’antichambre » des opérateurs économiques français et par conséquent, pas suffisamment orienté vers la défense des intérêts des acteurs nationaux. Selon lui, le Gicam ne donne pas une place assez importante aux Petites et Moyennes entreprises (Pme), aux Petites et moyennes industries (Pmi) et les Très petites entreprises (Tpe). Ainsi, « tous les laissés-pour-compte, tous ceux qui n’ont pas de moyens pour adhérer à ce groupement élitiste ont décidé de créer le Mecam », avec pour fondateurs James Onobiono, Alphonse Bibehe et Richard Lowe. Tout comme ces derniers noms, celui du président de Ecam a longtemps fait les choux gras des journaux, au cours de l’élection à la présidence du Gicam en 2008. Election remportée par Olivier Behle, actuel président du Gicam. C’est après cette déconvenue que Protais Ayangma a claqué la porte du Gicam. Ecam, organisation qu’il a fondée le 17 février dernier, a juste un mois.

Les départs de l’organisation-mère se sont donc faits, la majeure partie du temps, dans un climat assez tendu. Entre bagarres de leadership, problème de gestion du positionnement intérieur des membres, frustrations diverses d’une part, et la volonté réelle de faire vraiment bouger les lignes pour un secteur privé plus opérant, seule la qualité du travail de terrain des uns et des autres peut trancher. Le secteur privé est proprement névralgique. Il est le moteur de croissance durable d’une économie. Son bon fonctionnement permet une réduction de la pauvreté concrète, parce que ses retombées auprès des populations sont souvent directes, notamment avec l’implication des Pme, Pmi et Tpe.

Les organisations patronales devraient ainsi être des partenaires de qualité pour l’Etat. Les questions relatives à l’emploi, aux investissements, à la compétitivité des entreprises, à l’assainissement du climat des affaires, bref leur rôle dans la formulation des orientations de politiques économiques nationales est primordial. Elles doivent en principe être une percutante force de proposition. La diversité des opinions ne peut être que salutaire, dans la mesure, bien évidemment, où elle n’entraîne pas la perte de vue des vrais combats. Et c’est la contribution efficace du secteur privé à l’économie nationale qui est en jeu ici.

Prudence ABOMO





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