Forages et puits comme plan B
De plus en plus utilisés par les populations des quartiers périphériques, ces points d’eau ont pris une ampleur non négligeable.
Ce n’est pas facile pour les populations des quartiers périphériques de s’approvisionner en eau potable. Les canalisations sont soit inexistantes soit vétustes. D’où le recours aux forages. Un moyen pour les populations de combler le déficit en eau potable. Nathalie T, habite Logpom au lieu dit « Bangos ». Lorsque cette dernière construisait sa maison, un devis avait été fait, les tuyaux ont même été installés pour recevoir le précieux liquide. Malheureusement, l’eau n’a jamais coulé dans ces tuyaux, depuis sept ans jusqu’à ce jour. Pour pallier le déficit, cette habitante a sollicité l’aide de son voisin qui a un forage. Depuis lors, c’est à l’aide de ce forage que la famille se ravitaille en eau potable. Nathalie T. n’est pas la seule dans cette situation, 60 % des familles s’approvisionnent en eau potable dans les forages du voisinage gratuitement et parfois moyennant des frais d’entretien.
D’ailleurs, ce côté de Logpom, a la particularité de connaître beaucoup de problèmes en matière d’approvisionnent en eau potable, pourtant, les installations existent. Du côté de PK15, un autre quartier périphérique de Douala, les populations ne font plus recours aux services de la Camerounaise des Eaux (Cde). Elles n’en voient pas la peine. « Lorsque vous allez à la Cde pour un devis, non seulement les agents vous font traîner, en plus de cela, l’eau n’arrive presque que jamais. Il nous arrive de passer plusieurs mois sans recueillir une seule goutte d’eau, c’est pourquoi, la plupart des domiciles sont dotés de forages, surtout pour les plus nantis », s’indigne un riverain de Pk15. Un autre trouve, lui, que l’eau des forages est plus agréable et propre à la consommation, il suffit juste de bien l’entretenir. Pour les moins nantis, les puits sont la solution pour la vaisselle, la lessive et la cuisine. Généralement impropre à la consommation, le forage est une fois de plus sollicité.
Cependant, il faut noter qu’avec la mise en service de l’usine de traitement d’eau de Yato, la distribution de l’eau à Bonabéri et ses environs s’est considérablement améliorée. De même qu’une partie des quartiers de la zone nord de Douala c’est à dire Makepe, Bonamoussadi et autres qui ont retrouvé leur débit d’antan. De sources bien introduites, des extensions et la construction de châteaux d’eau et d’autres ouvrages sont prévus pour Pk12, 14, 17 et bien plus devraient permettre une meilleure distribution de l’eau potable dans la ville de Douala.
Mireille ONANA MEBENGA





