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Electricité : Le cameroun en quête de puissance - Le déficit de l’offre perdure

Index de l'article
Electricité : Le cameroun en quête de puissance
Le déficit de l’offre perdure
Des efforts en direction du monde rural
D’heureuses perspectives
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Le déficit de l’offre perdure

Malgré son riche potentiel énergétique, le pays tarde toujours à satisfaire sa demande en électricité.

Les tristes événements survenus en 2007 à Abong-Mbang et Kumba marqués par des pertes en vies humaines suite à des coupures à répétition d’électricité montrent à suffisance combien les ménages camerounais ont éprouvé ces dernières années des difficultés pour avoir accès à cette ressource. Le Cameroun, nonobstant, son énorme potentiel en ressources naturelles exploitables, reste encore traversé par un déséquilibre remarquable entre une offre instable et inégalement distribuée, et une demande sans cesse croissante. A Aes Sonel, entreprise de production et de distribution de l’électricité, les sources indiquent que 480 mégawatts de puissance seulement sont disponibles pour une demande estimée à près de 550 mégawatts.
Deuxième réservoir hydroélectrique en Afrique après la République démocratique du Congo, il éprouve toujours du mal à se mettre à l’abri des multiples crises à répétition en la matière. Certes, on peut se réjouir de ce que les centres urbains sont connectés au réseau électrique, mais il n’en demeure pas moins que ces derniers restent régulièrement affectés par des coupures intempestives d’énergie et des baisses répétées de tension. Ressuscitant parfois dans les résidences huppées des villes de Yaoundé et Douala certaines pratiques relevant de l’ère ancienne, à l’instar de la lampe tempête et de la bougie, que l’on avait rangées dans les oubliettes. Lorsque le groupe électrogène n’est pas mis à contribution.
Dans l’arrière-pays, la situation demeure encore plus préoccupante. Peu nombreux sont les villages où on a l’électricité. Lorsqu’elle y parvient, c’est généralement au prix d’énormes sacrifices consentis par l’élite et les populations locales aux côtés de la société de production et de distribution. Quand bien même les financements sont réunis à travers des mains levées et les appels d’offres lancés, les travaux ne se déroulent pas toujours à une vitesse normale. Laissant souvent place aux actes de vandalisme et de sabotage sur les installations électriques.
A l’origine de cette situation, l’on accuse outre la rareté des financements, la vétusté des équipements, le manque d’eau dans le bassin de la Sanaga à partir duquel sont alimentées les centrales de Song Loulou et d’Edéa une demande sans cesse croissante du fait d’une population qui augmente chaque jour. Le monopole dévolu à une seule entreprise n’est non plus pour arranger les choses. Car, dans une telle situation le client ne constitue pas toujours l’objet de toutes les attentions. Malgré les slogans publicitaires. Tout comme, les campagnes, selon toute vraisemblance, sont tout simplement reléguées au rang de «zones non prioritaires» parce que non rentables, apprend-on à Aes Sonel.
Sainclair MEZING



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