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Blanchiment d’argent: les multiples facetees

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Blanchiment d’argent: les multiples facetees
Bad Money Ruins Society, Economy…
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Beaucoup de gens en parlent sans aucune maîtrise du sujet. En tout cas, dans un monde globalisé où les frontières s’amenuisent au fil du temps, le blanchiment d’argent est devenu un véritable fléau planétaire. Pour le Fonds monétaire international (FMI), les flux financiers faisant l’objet de blanchiment représentent 2 à 5 % du produit brut mondial. Il s’agit ainsi de près de deux milliards de dollars, d’origine illicite injectés dans le circuit économique. Ces estimations peuvent du reste se trouver en deçà de la réalité. Autant dire que le mal est profond. Mais comment vaincre un mal dont on ignore ou maîtrise mal l’origine ? Voilà l’obstacle auquel font face les responsables de l’orthodoxie économique à différents niveaux.

Prosaïquement, le blanchiment de capitaux représente l’ensemble des opérations économiques et financières tendant à donner à des capitaux provenant d’infractions diverses, un caractère licite. Des délinquants de toutes sortes « recyclent » ainsi le fruit de leurs forfaits à l’abri des poursuites judiciaires. Ils font preuve d’un génie créatif pour brouiller les pistes entre une infraction et les fonds qui en résultent. Du reste, évoquer les méthodes employées relève d’une gageure. Toujours est-il qu’à l’observation à l’échelle nationale, la plupart des détenteurs de fonds illicites se lancent dans des investissements tous azimuts avec l’espoir à cours terme de pouvoir justifier « légalement » leur pactole. Du jour au lendemain, des individus réputés limités dans leurs ressources, changent souvent ainsi de statut. Et il faut dire que le phénomène va souvent bien au-delà des « feymen » -escrocs en col blanc- qui vont généralement « prospérer » hors des frontières nationales, sans que personne ne puisse dire avec exactitude l’origine de leurs revenus.

Le nombre sans cesse croissant de fortunes « injustifiées » interpelle Les pouvoirs publics camerounais se sont saisis du dossier en mettant en place des structures et des mécanismes permettant de tracer tant bien que mal les mouvements financiers. Le bras séculier de l’Etat dans ce domaine est l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) qui veille à ce que dans la plupart des opérations bancaires notamment, l’origine des fonds puisse être identifiée. Toutefois, face au nombre considérable de cas d’enrichissement illicite, on s’interroge sur l’efficacité des moyens de lutte. Davantage, entre voleurs, trafiquants, auteurs de détournements de fonds publics et les fraudeurs fiscaux, les coupables sont nombreux.

Toujours est-il que face aux délinquants financiers, les pouvoirs publics camerounais font face à un obstacle de taille : le règne de l’informel dans la plupart des activités commerciales. Un contrôle efficace de tous les flux est quasi impossible. L’une des illustrations est le secteur de la micro finance qui échappe encore, en dépit d’une volonté réaffirmée des pouvoirs publics d’y instaurer un contrôle rigoureux. Pour autant, même le système bancaire classique n’est pas exempt de tout reproche. En tout état de cause, en l’absence d’un système de régulation financière mondiale, il faut améliorer la gouvernance et renforcer la probité et la morale dans l’action publique. En ce sens, la lutte contre la corruption amorcée par le chef de l’Etat est un signe que l’impunité ne saurait durablement prospérer.


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