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Dossier de la Rédaction

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Carte d’identité: les bienfaits de la facilitation

C’est en principe le 30 avril prochain que cesse l’effet des mesures prises par le chef de l’Etat. Et depuis quelques jours à travers le pays, des voix s’élèvent pourtant pour solliciter la prorogation.

Et pourquoi pas une mesure définitive, rendant plus accessible la carte nationale d’identité, comme c’est le cas depuis le 3 janvier dernier ? Les regards sont donc tournés vers Yaoundé. Et de toute façon, l’expérience montre que l’allégement des conditions d’obtention de la carte nationale d’identité s’imposait, au regard de la demande importante suscitée par la mesure présidentielle. En baissant le coût de la pièce de moitié, le chef de l’Etat a permis à des milliers de Camerounais d’avoir non plus seulement la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales, mais aussi simplement, une identité officielle.

Sur le terrain, l’on a très vite compris la nécessité de cet assouplissement. D’autant plus que les services de la Délégation générale à la Sûreté nationale se sont rapidement approprié la mise en œuvre de la mesure. C’est donc par vagues que les Camerounais en mal de pièces d’identité ont répondu à l’appel. D’abord timidement, comme pour s’assurer de la l’effectivité, puis de plus en plus massivement, au fur et à mesure que l’on se rapproche de la date butoir du 30 avril.

Cela a nécessité un déploiement exceptionnel des services d’identification de la Sûreté nationale, qui de manière générale, ont su se mettre à la hauteur du défi. Des postes mobiles d’identification ont ainsi été déployés dans les zones reculées du pays, dans un souci de proximité. L’idée étant de ne pas faire en sorte que l’usager paie en transport, ce qu’il économise sur les droits de timbres notamment. A ce sujet, la mesure prise par le président de la République prévoyait des points précis, énumérés par le ministre de la Communication le 10 janvier. Issa Tchiroma qui avait alors rendu publique l’information, n’avait pas fait l’économie des dispositions d’accompagnement. Il s’agissait principalement de l’exemption des frais de timbre sur les copies de pièces d’état civil exigées, de la gratuité des imprimés de demandes et certificats de nationalité, l’exemption du droit de timbre et de la redevance du greffe lors des demandes et de la délivrance des certificats de nationalité, de la mise en place et du déploiement d’équipes mobiles d’identification, notamment en milieu rural, du renforcement des équipes de travail dans les 350 postes fixes d’identification et dans les centres de production et d’authentification…

A côté de ces dispositions, d’autres acteurs ont mis la main à la pâte pour encourager les derniers sceptiques et ceux qui, malgré la baisse du coût, ne parvenaient toujours pas à supporter les frais. C’est le cas de nombreuses personnalités politiques. Notamment les responsables du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Le parti au pouvoir a lancé en 2010 une campagne d’intensification des inscriptions sur les listes électorales. Cette opération a donné l’occasion aux cadres d’être en contact régulier avec la base, notamment dans l’arrière pays. Et de réaliser à quel point la rareté des cartes d’identité pouvait plomber les objectifs d’inscriptions massives. Beaucoup ont donc mis la main à la poche pour supporter à la place des populations nécessiteuses, les 2800 F.

De nombreux Camerounais ont ainsi pu se faire établir la CNI. Mais beaucoup d’autres ne vont pas profiter de la semaine qui reste. C’est généralement parce qu’ils ne possèdent pas d’acte de naissance et attendent les audiences foraines prescrites par le vice-Premier ministre, ministre de la Justice Garde des sceaux. D’autres n’ont pas encore vu passer les équipes mobiles d’identification. Et dans les régions, les élites militent elles aussi pour que la période de grâce soit prolongée, afin de faire profiter de l’allègement au plus grand nombre. C’est un autre « appel du peuple »… Bon à savoir : la mesure a eu une incidence de l’ordre de 3 milliards de F sur le budget de l’Etat, d’après le ministre de la Communication.


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