La 17ème édition de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans s’est achevée le 1er mai dernier à Johannesburg en Afrique du Sud. Le Nigeria a été sacré pour la sixième fois. Pour la deuxième fois consécutive, le Cameroun a raté la dernière marche. En 2009, il avait perdu en finale face au Ghana. Martin Ndtoungou Mpilé et ses poulains sont rentrés au pays avec une médaille d’argent, maigre lot de consolation pour le football camerounais qui traverse une déjà longue crise de résultats.
La Can juniors a refermé la campagne pour les sélections intermédiaires du Cameroun. L’heure est donc indiquée pour esquisser un bilan. Eliminé précocement de la Can cadets au stade des qualifications, le Cameroun n’a pas pu prendre part à la CAN des moins de 17 ans au Rwanda. De son côté, la sélection nationale Espoirs ne participera pas aux Jeux Olympiques. Comme l’équipe nationale féminine, également éliminée de la Coupe du monde. L’équipe nationale A’ a fait un peu mieux en laissant une bonne image au Championnat d’Afrique des nations (CHAN) au Soudan. Sortie en quarts de finale aux tirs au but, elle est tombée après avoir résisté. Le Cameroun termine ce cycle sans titre. Soit ! La leçon la plus importante qui peut être tirée de sa participation au CHAN est l’émergence de quelques jeunes joueurs prometteurs.
Malgré la défaite en finale, la CAN juniors a confirmé un constat : celui de la richesse du potentiel du football camerounais. Le tournoi a secrété une certaine espérance. Le foot camerounais peut renaître à condition que les principaux acteurs prennent conscience. De ses deux participations au CHAN et à la CAN juniors, le football camerounais peut récupérer une dizaine de joueurs (Hugo Nyame, Geremi Sagong, Abouna Ndzana, Bebey Kingué, Kom Franck, Yaya Banana, Salli Edgard, Ohandza Franck, Mvom Beyo’o, Komguep Efala, Jacques Haman…) capables de frapper aux portes de la sélection nationale fanion en reconstruction. Malheureusement, à l’observation, une bonne politique de suivi des joueurs et des encadreurs fait toujours défaut malgré la création d’une direction technique nationale. Que feront la Fécafoot et le MINSEP des sympathiques équipes construites lors du CHAN et la CAN juniors ? Les compétitions scolaires et universitaires que sont la Fenassco et les Jeux universitaires méritent par ailleurs un meilleur suivi.
On est en droit de se poser ces questions car certains joueurs (Abouna Ndzana, Momasso, Hugo Nyame) qui avaient laissé une bonne impression au CHAN sont appelés en équipe nationale. Hélas, ils sont réduits à un rôle de spectateur. Une fois de plus, C.T, remet sur la place publique le débat sur la reconstruction du football camerounais qui, pensons-nous, passe par l’implication des entraîneurs nationaux et par l’incorporation progressive de jeunes joueurs.





