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Dossier de la Rédaction

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Au cœur des églises de réveil

Lors d’une conversation théologique plutôt passionnée avec un adepte d’une nouvelle église en pleine campagne de prosélytisme, nous nous sommes un jour entendu asséner cette conclusion pour le moins rédhibitoire : « la foi, c’est comme l’amour d’un enfant. Qu’il boîte ou qu’il soit le plus bête du monde n’est pas important. Vous l’aimez et ça ne s’explique pas. Ça vient de l’intérieur ». La sincérité et la profondeur d’où était excipée cette phrase étaient si perceptibles qu’elle acheva alors de nous convaincre que bien des religions dans le monde se porteraient sans doute beaucoup mieux aujourd’hui si leurs adeptes nourrissaient ne serait-ce que la moitié d’une telle conviction dans leur croyance. Pourtant, loin de faire office de « modèle », cette foi des fidèles de ces églises dites de réveil, un brin trop exubérante, n’est pas sans charrier quelque polémique chez ceux qui observent le phénomène de l’extérieur. Les prédicateurs traînent l’étiquette de « bonbons pasteurs » qui vendent les illusions comme d’autres vendent la friperie à la criée, leurs ouailles font figure d’endoctrinés fanatisés évoluant en marge du sens commun. Sans parler des doctrines enseignées et méthodes d’évangélisation qui inquiètent, de ces liens à l’argent que l’on dit troubles. Et de quelques autres « dégâts collatéraux » comme des séances de prière trop bruyantes pour les voisinages. Le chapelet de récriminations n’est pas exhaustif.

Loin de vouloir hurler avec les loups et d’ajouter de l’eau au moulin des fantasmes collectifs sur le sujet, CT a voulu faire une incursion dans cet univers et établir la part de réalité sur ces idées reçues, trop nombreuses. Voir qui sont les hommes derrière les costumes de prédicateurs, remonter aux sources mêmes des dogmes qui fondent ces églises, s’enquérir des trajectoires de leurs fidèles, etc. Car au-delà des opinions que l’on puisse avoir sur la question, force est de constater que le phénomène des églises de réveil connaît une forte expansion ces dernières années. Notamment dans la partie francophone du pays où il est beaucoup plus récent, et sans doute un peu plus visible à la faveur notamment de la multitude de médias qui leur offrent des tribunes dédiées.

« Né de nouveau », « Va et raconte », « Jésus sauve et guérit » ou « ministère du combat spirituel », les dénominations aux frontispices divergent, mais de nombreuses réalités sont souvent communes à ces différentes chapelles. Et sans remettre en cause la liberté de culte ou le droit à vivre sa foi comme on l’entend, de nombreuses séquences dans l’actualité récente ont mis en exergue une nécessité de réguler, tout au moins d’y voir plus clair dans le développement de ces obédiences. A preuve, quelques actes des pouvoirs publics à l’instar des fermetures de certaines églises décidées en février dernier par le préfet du Mfoundi, ou la publication par le Minatd de confessions religieuses autorisées à fonctionner. Les voies du seigneur sont certes insondables, mais la loi elle, ne saurait faire d’exception. Pas même au nom de la…foi.


 

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