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Dossier de la Rédaction

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Chemin de fer : l'option de la modernité

Le 28 avril dernier, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire a présenté au public le plan directeur ferroviaire du Cameroun. Un projet futuriste qui compte non seulement moderniser le réseau, mais aussi l’étendre jusqu’au Tchad et en République Centrafricaine. La seule évocation de ce projet est un espoir pour l’économie, en considérant le rôle du transport dans le mouvement des personnes et des marchandises. Le projet est aussi une opportunité pour les jeunes en quête d’emploi et un rêve pour les voyageurs dont les difficultés sont réelles pour partir d’un pôle du pays à un autre. Il était temps, car le réseau actuel qui a 100 ans commençait déjà à donner des signes d’essoufflement.

Pour le gouvernement camerounais, le plan directeur ferroviaire national procède de la vision 2035 qui se propose de faire du Cameroun un pays émergent. Dans cette optique, le développement des infrastructures appelées à jouer un rôle moteur dans la facilitation des échanges et la promotion d'une croissance forte et durable est essentiel. En gros, l'objectif est de doter le pays d’un réseau de transport intégré performant, qui va couvrir la plus grande partie possible du territoire national et ouvrir des fenêtres vers d'autres pays et singulièrement ceux de la sous région Afrique centrale. Concrètement, le tracé du futur chemin de fer privilégie les zones de trafics voyageurs ou industrielles. Du reste, il faut dire que les aspects inhérents au développement économique et la croissance démographique du pays, sont des éléments déterminants pris en compte dans ce plan directeur ferroviaire national.

Au demeurant, le renouveau annoncé à moyen terme du chemin de fer camerounais s’intègre dans un mouvement général de l’économie nationale. Il y a une imbrication des différentes actions à mener. Ainsi, avec la mise en route annoncée de nombreux projets d’exploitation minière notamment, l’existence de moyens de transport fiables et bon marché est essentielle. Davantage, à travers le plan directeur ferroviaire national, l'économie camerounaise va donner un coup d’accélérateur à plusieurs secteurs porteurs : exploitation minière, bâtiment, agriculture, etc. Du reste, pour le ministère de l’Economie de la Planification et de l’aménagement du territoire, le plan de développement du chemin de fer est un projet porteur d'espoir pour la jeunesse et le pays tout entier dans le domaine de l'emploi avec en perspective, la création de plus de 604 mille emplois directs et indirects à court et moyen termes.

Le futur réseau ferroviaire a pour objectif à court terme- horizon 2025-le doublement de la voie ferrée existante entre les métropoles économique et politique, Douala et Yaoundé. Et à moyen terme, toutes les régions du pays seront concernées, avec des interconnexions vers les pays voisins, Gabon, Congo, Nigeria, Tchad, et République centrafricaine. Dans ce plan, on évoque également la construction de lignes de tramway à Douala et Yaoundé. D’ailleurs, la construction de lignes de tramway à Douala vient en encore de faire l’objet de discussions avancées lors de la mission économique du Cameroun en République fédérale d’Allemagne qui se poursuit en ce moment. A ce propos, il faut souligner que la question du financement du projet va être cruciale. La réalisation du projet est estimée à 424 milliards de francs. Et il faudra trouver ces fonds. Le gouvernement camerounais s’y emploie déjà. Dans cette optique, le partenariat public-privé, le recours au marché financier etc. sont des options.

En tout état de cause, pour Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire « La croissance économique que nous voulons robuste pour notre pays nécessite une planification rigoureuse des infrastructures dont notre pays a besoin. Au rang desquelles le chemin de fer : cet instrument vital et utile pour le transport des hommes et des biens, que ce soit à l’intérieur des frontières nationales ou alors en connexion avec les pays voisins ». Pour cela, il faut avoir les moyens de sa politique. Le chantier est grand. Et il faudra s’armer de patience. Mais il ne faut pas rater le wagon de la modernité !

 


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