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Dossier de la Rédaction

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Enfants de la rue: une cause préoccupante

Atravers les artères des grandes villes, ces jeunes à l’allure négligée et au verbe difficile ont fini par faire partie du décor, à tel point que beaucoup en oublient le drame social que constitue leur déshérence. Si l’on s’accorde à reconnaître que l’enfant est l’avenir de la société de demain, alors quel futur se jouerait ainsi dans la rue, entre violence et délinquance, dans une jungle urbaine aux mille et un dangers ? En choisissant de placer cette année la commémoration de la journée de l’enfant africain sur le thème des enfants de la rue, le Cameroun a fait un pari. Celui, dans une couche déjà vulnérables – les enfants- de cibler l’une des franges les plus sensibles, érigée en véritable cause nationale.

Si le phénomène des enfants de la rue et les chiffres qu’il présente ont de quoi inquiéter, on peut cependant se réjouir d’une chose. La mobilisation autour de la cause a aujourd’hui largement dépassé la seule sphère des services publics pour s’étendre aux autres acteurs non étatiques. En effet au moment où le programme « Enfants de la rue » (EDR) du Minas se déploie et commence à porter ses fruits (déjà quelques 634 enfants identifiés, et près de 140 sortis de la rue à travers des programmes de réinsertion), que les centres d’accueil et de prise en charge se multiplient (le dernier en date inauguré à Ekondo-Titi la semaine dernière par Catherine Bakang Mbock), les efforts du gouvernement trouvent une amplification grâce à l’action de structures privées qui, en dépit de moyens parfois modiques, contribuent à faire écho à ce message en direction des enfants de la rue : « vous n’êtes pas seuls».

Un fait reste sûr. Parvenir à éradiquer ce cancer social ; débarrasser à jamais la rue ces enfants qui n’ont rien à y faire, est un combat de longue haleine. Des tribunes de plaidoyer et de sensibilisation comme la journée de l’enfant africain, de par leur impact médiatique, auront le mérite de donner la visibilité nécessaire à cette cause. Les moyens n’en seront que mieux mobilisés. Mais pour des résultats plus probants, il faudra sans doute penser à activer le levier de la prévention. Vaste programme ! Il est vrai, les principales causes de l’appel de la rue sont connues. Selon des enquêtes du Minas réalisées à Yaoundé et Douala, un peu plus de 46% des EDR sont le fruit de conflits familiaux. Vient ensuite la recherche du mieux-être (près de 35%) et enfin l’exaltation pour l’aventure. Seulement, le diagnostic ne vaut pas traitement. Et la nature des origines du mal montrent bien que la réponse idoine n’est pas du seul ressort du Minas, mais doit procéder d’une démarche transversale touchant tant les questions d’encadrement familial, l’éducation, que l’environnement économique. Une torche que les députés juniors, attendus ce matin à l’hémicycle, ont décidé de porter en relais. Les EDR ne pouvaient sans doute pas rêver de meilleurs ambassadeurs.

 


 

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