C’est bientôt la fin de la récréation en ce qui concerne le fonctionnement des entreprises de presse au Cameroun, longtemps restées sous le régime de tolérance administrative. Le ministère de la Communication annonce la fin de cette pratique tendant à devenir définitive. Les activités de communication sociale au Cameroun sont libres sur la base des dispositions réglementaires et législatives en vigueur certes, mais cette liberté est conditionnée par l’obtention préalable d’une licence de création et d’exploitation pour ce qui est de l’audiovisuel, et d’une déclaration en bonne et due forme auprès des autorités compétentes, pour ce qui de la presse écrite. Mais depuis des années, ce principe est resté sur le papier. Dans la réalité, reconnaît Jean Tobie Hond, chef de la division des affaires juridiques du ministère de la Communication, la quasi-totalité des entreprises de ce secteur évoluent dans l’illégalité. Sans prendre la précaution d’obtenir une autorisation des pouvoirs publics.
Une tendance que le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary s’est engagé à renverser lors de son intervention durant la cérémonie de présentation des vœux 2012. Et selon le responsable des affaires juridiques deux échéances permettront de traduire dans les faits ce nouvel engagement de la tutelle. La première, indique Jean Tobie Hond, est la tenue imminente des Etats généraux de la communication. Rencontre qui permettra, dit-il, à l’ensemble des acteurs de ce secteur de procéder à une remise en cause générale de leur fonctionnement pour une remise en ordre. Le second est la délivrance imminente des licences de création et d’exploitation des entreprises de presse. En procédant à ce formalisme, la plupart des entreprises seront appelées à respecter la réglementation en vigueur en se voyant autorisées ou non à fonctionner. Une fois cette mesure définitivement mise en œuvre par les pouvoirs publics, il n’y aura plus aucune raison qu’aucune entreprise ne fonctionne sans autorisation.





