Militants,
autorités administratives et politiques ont appelé à faire front commun pour
lutter contre la menace.
« L’heure est grave » selon le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana, président de la commission départementale du Rdpc dans la Mefou-et-Afamba. « Le pays traverse un moment difficile », aux dires du vice-président du Sénat, Sylvestre Naah Ondoua. Pour Clémentine Ananga Messina, ministre délégué, « c’est maintenant que nous devons prouver que nous sommes de vrais militants du Rdpc ». La menace qui a fait parler d’une même voix les élites de la Mefou-et-Afamba hier à la Place des fêtes de Mfou n’est autre que la secte terroriste Boko Haram.
En
30 années, le Rdpc a eu à connaître des moments difficiles, selon les élites
réunies. Les villes mortes, le conflit de Bakassi, la crise économique... « Mais
le Rdpc a su les surmonter grâce à son chef » a rajouté Sylvestre Naah
Ondoua avant d’appeler militantes et militants à soutenir le président du parti
pour ce nouveau défi qu’est la guerre contre Boko Haram. La secte islamiste
était donc l’invité de trop lors de la célébration des 30 ans du Rdpc sur le thème
: « Le Rdpc : 30 ans au service du Cameroun et toujours plus loin
dans la promotion de la paix, de l’unité, de la démocratie et du progrès ». Et parce
que personne n’en veut plus, le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana a appelé
au ralliement et à la solidarité. « En tant que militants du Rdpc, en tant
que citoyens camerounais, nous devons prendre une part active à la chaîne de
solidarité nationale initiée par le président de la République »,
a-t-il demandé. Une opération de collecte de fonds a ainsi été initiée afin que
les populations de Mfou et Nkol-Afamba contribuent à la lutte la secte
islamiste. Une minute de silence a été observée en la mémoire des soldats
tombés au front dans le cadre de cette lutte et des populations victimes des exactions
du groupe terroriste.