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Dossier de la Rédaction

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UA-CPI: Une relation houleuse

L’Union africaine estime que la Cour pénale internationale ne s’intéresse qu’aux Africains depuis son lancement en 2002. Le torchon brûle entre l’Afrique et la Cour pénale internationale (CPI). Le 25e sommet de l’Union africaine (UA) tenu en ce mois de juin 2015 à Johannesburg en Afrique du Sud a donné une fois de plus l’occasion de comprendre à quel point la fracture entre les deux camps est profonde. La demande formulée par la CPI au pays hôte d’arrêter le président soudanais en séjour sur son territoire n’a pas reçu d’écho favorable. M. Béchir est retourné dans son pays sans en être inquiété. Comme pour davantage enfoncer le clou, Pretoria a fait savoir mardi dernier lors d’un débat parlementaire son intention de réclamer des réformes de la CPI. Obed Bapela, ministre adjoint des Affaires traditionnelles, qui s’exprimait au nom du gouvernement sud-africain, a affirmé devant les députés que si ces réformes n’étaient pas acceptées, son pays n’aurait pas d'autre choix que de reconsidérer son adhésion à la CPI.

Auparavant, le sommet extraordinaire de l’UA tenu les 11 et 12 octobre 2013 à Addis-Abeba en Ethiopie avait déjà mis en exergue les rapports houleux qui prévalent entre  l’Afrique et cette juridiction. En réaction aux procédures de la Cour pénale internationale visant le président kenyan, Uhuru Kenyatta, et son vice-président, William Ruto, et le président soudanais, Omar el-Béchir, A l’occasion, certains pays  dénonçant un acharnement, ont même menacé de quitter la CPI. Dans un propos dur, Haile Mariam Desalegn, Premier ministre éthiopien, alors président en exercice de l’Union africaine, n’est pas allé du dos de la cuillère pour qualifier le travail de la CPI de «chasse raciale». «Le traitement inique que nous avons subi de la part de la CPI est totalement inacceptable», avait-il alors déploré. Un discours en référence au fait que sur la trentaine de personnes déjà inculpées ou jugés par la Cour depuis son entrée en vigueur en juillet 2002, toutes ne sont que des Africains. Alors que des crimes similaires sont commis sous d’autres cieux.

Lors d’un discours officiel, le président Uhuru Kenyatta, qui a déféré le 12 novembre 2014 à La Haye à une convocation de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, s’est montré plus violent contre ce qu’il qualifie de «simple jouet» au service des Occidentaux. «Les chefs d'Etat et de gouvernement en exercice ne devraient pas être poursuivis quand ils sont en fonction. Nous avons décidé de parler d'une seule voix afin d'être sûrs que nos préoccupations soient clairement entendues», a-t-il fait observer. «Elle n'est plus le lieu de la justice, mais le jouet des pouvoirs impérialistes en déclin. Cette Cour agit sur demande des gouvernements européens et américain contre la souveraineté des Etats et peuples africains», s’est-il insurgé.

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