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Dossier de la Rédaction

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Il était temps

Les nouvelles directives du ministre de la Santé publique, relatives à « l'accueil, l'orientation et la prise en charge des patients dans les formations sanitaires publiques », prises le 31 mars 2016, sont indubitablement une mini-révolution dans le système de santé public camerounais dont le fonctionnement était, ces dernières années, sujette à débat au sein de l’opinion nationale.

Ces nouvelles prescriptions visent une plus grande humanisation de l’accueil des patients dans les formations sanitaires accusées, ces derniers temps, de n’être plus très hospitalières. Dans les structures sanitaires où les pouvoirs publics consentent d’énormes investissements pour la santé des populations, le comportement du  personnel soignant tendait parfois à pousser aux portes de la mort les patients dont le seul espoir de guérison était pourtant de franchir les portes de l’hôpital.

Dans ces milieux peints par le ministre lui-même, « le mauvais accueil des patients et de leurs proches, le manque d’orientation, le rançonnement et le détournement des malades et l’absence de compassion pour ceux en détresse et en état de souffrance physique, morale ou mentale et la vente parallèle des médicaments » étaient en passe d’être érigés en normes. Toutes dérives qui  impactaient négativement sur l’image de marque de l’hôpital public et du corps médical. Les nouvelles mesures du ministre de la Santé publique font, désormais peser par leur tonalité, une obligation de « comportement humain» sur chaque fonctionnaire affecté dans les hôpitaux publics.  

Mais s’il faut saluer le rappel à l'orthodoxie que représentent ces directives ministérielles, il reste surtout, veiller à leur application. En dehors de certaines mesures innovantes comme l’installation des cameras de vidéosurveillance, le gros des mesures édictées dans les récentes directives ministérielles n’est qu’une réédition de ce qui existait déjà dans les hôpitaux publics et dont l’application souffrait de la complaisance des responsables et de la défiance de leurs collaborateurs.

Il faut juste se rappeler que ces mesures  interviennent exactement un mois après la diffusion de la lettre circulaire du ministre de la Santé publique sur les urgences médicales adressée aux directeurs généraux et directeurs des formations sanitaires de 1er, 2ème et 3ème catégories. Il incombe donc à chacun de veiller à l’implémentation de ces prescriptions qui, mises effectivement en œuvre, pourraient limiter les drames dans nos hôpitaux publics.

Enfin, n’est-il pas venu le moment de penser à la mise en place effective au Cameroun de la Couverture maladie universelle ? L’instauration de cette mesure de solidarité nationale marquera une grande avancée du Cameroun vers l’un des principaux engagements dans le cadre des objectifs de développement durables.

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